Folklore

Dans cette section, vous pouvez un peu plus vous instruire sur l'histoire et le folklore de notre chère ville, ainsi que sur la Tournaisienne.


La ville de Tournai

Tournai est une ville de la province du Hainaut situé sur l'Escaut. Tournai est l'une des plus vieilles villes de Belgique avec Arlon et Tongres. Elle a joué un rôle historique et culturel tout au long du Moyen-Âge. La cathédrale Notre-Dame de Tournai et le beffroi sont repris sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Tournai est une ville belge de langue française mais le picard subsiste comme dialecte local.

Les premières traces d'occupation de la ville remonte au paléolithique supérieur. Les extractions d'argile ont ainsi permis de mettre en évidence des artefacts taillés remontant au moustérien. La ville fut créée sous le Haut Empire romain au carrefour de voies romaines (l'une venant d'Arras vers Frasnes et l'autre de Cassel en direction de Bavai) et est passée sous la domination et l'influence de nombreuses cultures et civilisations : gallo-romaine tout d'abord, franque (cité royale sous le règne de Childéric Ier et de Clovis Ier et donc ainsi la première capitale de France), française, anglaise (sous Henri VIII), espagnole, néerlandaise, française à nouveau (sous Louis XIV), autrichienne, française encore (sous la Révolution et l'Empire).

Elle trouva son renom dans la porcelaine ainsi que sa fameuse tapisserie présente dans toutes les cours d'Europe.

Ville bi-millénaire et première capitale de l'Occident par la grâce des Rois de France, la Cité de Clovis est devenue en 1977, lors de la fusion des communes, la plus vaste entité de Belgique : 29 villages réunis à la ville pour en faire une seule entité de quelque 20.000 hectares et 70.000 âmes.

Pourtant malgré tous les handicaps du gigantisme, elle a réussi la gageure de conserver une dimension humaine, associant harmonieusement le centre urbain et la campagne, l'agriculture et le commerce, l'industrie et les services.

Pour en savoir plus : http://www.tournai.be


Folklore, Traditions et Patrimoine

La Royale Compagnie du Cabaret Wallon Tournaisien

Une société philanthropique et littéraire d'expression picarde fondée le 27 décembre 1907. Leur but est de défendre et promouvoir notre beau patois tournaisien en écrivant des chansons, monologues et poèmes qu'ils interprètent sur le « Ponteon » lors de leurs Petits Cabarets qui ont lieu en janvier et mars de chaque année à la Halle aux Draps .Ces soirées sont depuis 1907 traditionnellement réservées aux messieurs. Pour les dames, elles viennent les encourager également lors de leurs prestations philanthropiques à Tournai ou ailleurs mais aussi au Salon de la Reine de l'Hôtel de ville à l'occasion de la Fête de la Chanson Wallonne qui a lieu chaque année le dimanche qui suit celui de la Grande Procession.

Pour en savoir plus : http://www.cabaretwallon.be/

Le Lundi Parjuré ou le Lundi Perdu

A Tournai, pou bin fair' cell' fiête, l'ceu qui n'a pos d'lapin n'a rien !'

C'est le lundi qui suit le 6 janvier (date de l'Épiphanie) que les tournaisiens fêtent le Lundi Parjuré aussi appelé le Lundi Perdu. Cette tradition se perd tellement loin dans le temps, qu'on ne sait plus précisément de quel parjure il s'agit, si ce n'est que la plus ancienne trace écrite remonte au XIIIème siècle. Par contre, l'autre appellation, le Lundi Perdu, vient du fait que pour célébrer la journée, le travail était arrêté, c'était donc une journée perdue pour le travail. Aujourd'hui, la tradition se perpétue et on mange ce jour-là le fameux lapin du Lundi Perdu. En début de repas, on tire les 'billets des Rois', afin d'attribuer à chaque convive un rôle déterminé, dont celui de 'Roi'. A signaler que chaque fois que le roi boit, les convives doivent boire aussi...

La Grande Procession

La Grande Procession a eu lieu chaque année depuis 1092, exception faite de l'an 1566, année où les iconoclastes ont causé d'importants dégâts aux symboles religieux. Chaque deuxième dimanche du mois de septembre la procession historique déploie son fastueux cortège dans les rues de la cité aux cinq clochers.

A la fin du XIe siècle, Tournai est le centre d'un vaste diocèse, siège d'un évêque, Radbod II, qui dirige également le diocèse de Noyon. Tournai est un centre culturel et commercial important, de par la présence de l'Escaut, de riches pâturages et d'un sous-sol calcaire. C'est dans ce cadre qu'éclate le fléau de la «peste». Une épidémie si tragique qu'elle a laissé des traces dans les chroniques du moment, non seulement à Tournai mais également en Flandre et en Brabant.

L'évêque Radbod apparaît alors, en provenance de Noyon où il réside le plus souvent. Ce pontife est aussi un prédicateur : il propose à son peuple de revêtir l'habit du pénitent, de jeûner un vendredi et de prier Notre-Dame le jour qui suit, 14 septembre, fête de l'Exaltation de la Croix. La prière que l'évêque présente est une procession autour de la ville menacée par la mort. Les fidèles se recommanderont de l'appui de la Mère du Sauveur et se feront accompagner des reliques de leurs saints protecteurs. Ils marcheront avec les coffres précieux conservés à la cathédrale, qui contiennent depuis une trentaine d'années les ossements de l'évêque Eleuthère et ceux d'autres saints. La supplication de tous est entendue et le fléau cesse. L'évêque Radbod propose ensuite de renouveler ce geste en signe de reconnaissance. L'usage s'en conservera jusque aujourd'hui...

Certains historiens affirment que la tragique épidémie qui ravagea alors le Tournaisis provenait «non d'une peste comme on le dit souvent mais d'un empoisonnement produit par l'ergot de seigle (l'ergotisme)». Peste ou ergotisme, toujours est-il que la maladie disparut après une procession de supplication adressée à la Vierge Marie.

Depuis 1092, la procession fut répétée chaque année en guise de remerciement. Aux XIII et XIVème siècles, plus de 32 villes envoient des délégations mais la plus brillante ambassade vient, sans aucun doute, de Gand, capitale du Comté. A cette époque, trois processions parcourent la ville et les environs la nuit et le matin du 14 septembre (Jour de l'Exaltation de la Croix). Ni les guerres ni la Révolution Française n'eurent raison de cette tradition. Toute règle possède néanmoins son exception. Il s'agit, en l'occurrence, de l'année 1566 quand la ville de Tournai était aux mains des iconoclastes.

Au XVIIe siècle, la Contre-Réforme permet au culte à la Vierge de retrouver toute sa vigueur. Désormais, le pèlerinage se situe aussi uniquement dans l'intra-muros. Chose curieuse : la Révolution Française épargne l'ancienne procession. En 1892, de grandioses cérémonies commémorent le huitième centenaire de l'institution. Bruges, Gand, Lille, Mons et Soignies envoient d'importantes délégations. En 1992 (pour le 900ème anniversaire), l'éclat est tout aussi brillant.

Le jeu de Fer

En quoi consiste ce jeu si populaire ? C'est une longue table étroite de 3 mètres de long sur 50 cm de large, posée sur 4 pieds. La hauteur est sensiblement la même que celle du billard, le joueur y prenant d ailleurs la même position et faisant aussi usage d'une queue. La table proprement dite est garnie à l'une des extrémités d'un pont et de cinq 'broques' (broches) en cuivre. C'est entre ces deux dernières que les fers vont s'insinuer, les concurrents cherchant à atteindre le plus près possible la dernière broche, qui est l'étaque.

Depuis 1973, le dernier week-end de la kermesse de septembre, un championnat se déroule en la Halle-aux-Draps, Grand-Place. Cette manifestation patronnée par l'Administration Communale réunit durant deux jours plus de 200 équipes de 2 joueurs.

Le jeu de Boule

La 'Bourloire' occupe un terrain de 20 à 28 m de long sur 2 à 3 m de large, le sol était autrefois composé d'argile, de crin et de bouse de vache, parfois de terre de sel lorsque l'on utilisait les résidus des salines locales. Un acte notarié de 1696 mentionnait des bourloires au Petit Bécquerel à Tournai (A.J.-F.B.). Chaque joueur possède deux boules à sa marque qu'il connaît bien par leur façon d'aller au but. C'est que ces boules sont en effet dissymétriques et qu'elles ont 'un fort', le côté le plus petit, et 'un faible', le côté le plus grand. Selon l'usure, les boules sont à lancer différemment. On comprend mieux pourquoi les boules ont un fort lorsque l'on sait que la bourloire est cintrée en son milieu et, est bordée de rives déclives et qu'ainsi, jouer fort au mur ou fort à la fenêtre permet d'éviter les boules mortes.

La cathédrale

L'historique de la Cathédrale Notre Dame de Tournai

5e s. : édification d'une première cathédrale sous l'égide de saint Eleuthère, évêque de Tournai.

9e-11e s. : reconstruction de l'édifice, incendié à deux reprises (881 et 1066) et restauré.

1092 : fondation de l'abbaye Saint-Martin de Tournai et fin de la "grande peste", commémorée par la Grande Procession, qui sort chaque année le 2e dimanche de septembre.

12e s. : début de la construction de la cathédrale actuelle suivant une progression d'ouest en est, de la nef au choeur.

1142-1150 : réalisation des charpentes.

1146 : séparation de l'évêché de Tournai de celui de Noyon.

1171 : Dédicace de la cathédrale à Notre-Dame.

Début 13e s. : début de la voûtaison du transept sous l'impulsion de l'évêque Etienne, suivie de l'achèvement de la tour-lanterne et des quatre clochers.

1243-1255 : Walter de Marvis entreprend la reconstruction du choeur, qui mélange désormais styles roman et gothique.

1255 : Dédicace du choeur gothique.

Début 14e s. : adjonction du porche occidental.

14e s. : renforcement obligé des piles du choeur.

1516 : adjonction d'une grande chapelle paroissiale le long du collatéral nord.

1640 : voûtaison des tribunes.

1777 : remplacement du plafond en bois de la nef par une voûte en briques plafonnées.

1839-1892 : restauration de l'édifice sous la direction de Bruno Renard et Justin Bruyenne.

1905-1906 : dégagement des maisons adossées à la cathédrale.

Après la Seconde Guerre mondiale : campagnes de restauration.

1996 : début des études de stabilité.

14 août 1999 : tornade à l'origine de la décision d'accélérer les travaux.

Décembre 2000 : classement au patrimoine mondial de l'U.N.E.S.C.O.

2003 : stabilisation de la tour Brunin.


http://www.cathedraledetournai.be

Le Beffroi

L'histoire du plus ancien beffroi de Belgique commence en 1188. Le roi de France Philippe Auguste, voulant s'assurer un allié pour combattre le Comte de Flandre, octroie aux Tournaisiens une charte accordant notamment le 'droit de cloche'. La cloche, jusqu'alors privilège du clergé et de la noblesse, devant être abritée dans un 'lieu convenable' , il est décidé de construire un beffroi, lequel deviendra le symbole des libertés communales.

Dès 1294, le beffroi, dont la hauteur, à l'origine, n'excédait pas 30 mètres, est rehaussé. La raison est simple : avec la construction du choeur gothique de la cathédrale, située juste à proximité, il faut permettre au guetteur de voir au-delà de l'édifice religieux, et à notre beffroi de continuer à exercer son rôle de tour de guet et de protecteur de la cité (approche de l'ennemi, incendies,...). Entre 1392 et 1400, suite à l'incendie qui ravage le beffroi en 1391, le beffroi fait l'objet de réparations, de nouvelles cloches sont fondues (elles ont un rôle primordial car elles ont une fonction de 'communication' - ce n'est qu'en 1535 que les Magistrats de la Ville doteront le beffroi d'un carillon. Aujourd'hui, le beffroi possède un carillon de 55 cloches + la Bancloque + le Timbre). Egalement, de nouveaux décors apparaissent (dragon qui sert de girouette au beffroi était un symbole de protection repris sur beaucoup de beffrois, sirènes, tritons et bannières). Signalons qu'à côté de ce rôle civil, le beffroi aura également un rôle judiciaire (prison). En 1844, la Ville décide de le restaurer. Bruno Renard (auteur du Grand Hornu, du Conservateur de Musique de Tournai et des plans de restauration de la Cathédrale) est l'architecte chargé des travaux

En 1999, notre beffroi, le plus ancien de Belgique, est repris, avec 29 autres beffrois du pays, sur la liste du Patrimoine Mondial de l' UNESCO, un an avant notre cathédrale.

Hormis le fait de pouvoir à nouveau gravir ses 257 marches (et non plus 256 car depuis l'entrée par le côté Saint-Martin, il y a une marche de plus) en vue d admirer un superbe panorama du haut de ses 72 mètres de hauteur, il y a une nouveauté de taille : vous pourrez maintenant accéder à toutes les salles jalonnant les marches (sauf la salle d'étude du carillonneur). Dans les salles, vous trouverez notamment des cimaises présentant des textes explicatifs sur l'histoire, les différents rôles du beffroi, ses symboles protecteurs, son carillon et bien d'autres choses encore. Dans l'une d'elles, notre inénarrable humoriste tournaisien Bruno Coppens, notre « guetteur du beffroi » pour la circonstance, vous y attend pour vous conter l'histoire de notre beffroi dans le cadre d'un spectacle audiovisuel d'environ 10 minutes. Sur les terrasses, des galeries et des tables d'orientation sont à découvrir.

La Tour Henry VIII

Impossible enfin d'évoquer les influences anglaises à Tournai sans admirer la tour Henri VIII, que les Tournaisiens appellent la « Grosse Tour ». Cet unique vestige de l'occupation anglaise de Tournai - la seule ville belge à avoir été anglaise un jour - est toujours planté au beau milieu d'un parc qui recueillait autrefois le lit de la « petite rivière », au centre de la citadelle anglaise. Robuste, avec ses murs de six mètres d'épaisseur faits de pierre importée d'Angleterre, haute mais pourtant fragile, elle est aujourd'hui bien vide. Depuis les années 30 jusqu'en 2000, la tour abritait le Musée d'armes qui a maintenant été déménagé.

Le Fort Rouge

Le Fort Rouge tire probablement son nom dans la couleur des tuiles qui le recouvraient. Bien que classé, le Fort Rouge est resté à l'abandon de longues années. La Ville de Tournai a porté le projet de sa rénovation sous le nom de « site des XII Césars ». Les travaux de mise en valeur de ce vestige de la période médiévale ont permis aux archéologues d'approfondir leur connaissance sur cette tour mal connue. Le Fort Rouge, tour d'angle défensive, faisait partie de la première enceinte communale du XIème siècle. Dès le XIVème siècle, le Fort Rouge cesse d'être un ouvrage défensif. Après la seconde guerre mondiale, il sombre dans l'oubli. Une exposition sur l'héroïne de BD Martine y a notamment eu lieu. C'est tout naturel puisque elle est dessinée par le Tournaisien Marcel Marlier qui est né à Herseaux.

La Grande Place

La Grand-Place constitue un bon point de départ pour découvrir la ville. Cette belle esplanade subit les affres d'un incendie consécutif aux bombardements de 1940. De nombreuses maisons furent détruites, mais le côté sud, flanqué de la Halle aux Draps, échappa à la destruction.

De forme triangulaire, la Grand-Place offre une belle vue sur les tours de la cathédrale. La statue sise en son centre représente Christine de Lalaing, l'épouse du gouverneur de Tournai qui, selon la légende aurait joué un rôle important dans la défense de la Ville contre les Espagnols. Christine de Lalaing galvanisa le courage des Tournaisiens, de leurs femmes et de leurs enfants. Elle déclara aux catholiques :'plutôt me couper en morceaux que de me rendre aux ennemis'. On déclara: 'Christine de Lalaing mettait le feu aux canons et ne craignait pas de s'exposer au plus fort de la mêlée ! ' Cette résistance fut telle qu'Alexandre Farnèse, défendit pour la première fois dans les Pays-Bas de procéder au pillage de la Ville et de la mettre à feu et à sang. Les troupes de la Princesse d'Espinoy purent s'exiler avec les honneurs.

La Grand-Place est vouée à l'animation culturelle et commerciale. La dominante de la Place reste minérale. La végétation est présente sous la forme de plantations en pot ou en bac qui structurent le stationnement et peuvent créer une occupation variable de la place qui en change la physionomie selon les périodes de l'année et les manifestations qui s'y déroulent. Un parvis est dessiné devant l'Église St-Quentin. Dans la partie piétonne, un ensemble de jets d'eau qui sortent directement du sol transforment une partie de la place en fontaine.

Le Pont des Trous

Le Pont des Trous est l'un des plus prestigieux vestiges de l'architecture militaire médiévale de notre pays. Il faisait partie de la seconde enceinte communale, percée de 18 portes, et défendait le cours de l'Escaut dans sa traversée de la ville.

D'énormes grilles pouvaient à tout moment barrer le passage. La tour de la rive gauche, ou tour du Bourdiel (du côté de la Cathédrale) est plus ancienne que celle de la rive droite, ou tour de la Thieulerie (du côté de Thieulain). Vingt-cinq ans furent encore nécessaires pour achever les arches. Les tours sont plates du côté de la ville et arrondies vers la campagne. La courtine est percée de baies et d'archères. Le Pont des Trous connut diverses vicissitudes, notamment lors de l'attaque de la Cité par les Flamands et les Anglais. Il fut ainsi restauré après la seconde guerre mondiale (1940-1945). En 1948, l'administration des Ponts et Chaussées le rehaussa de 2 mètres 40 par rapport à son ancien niveau, afin de faciliter la navigation fluviale (d'où le nom d'Ordre Académique du Pont des Trous SURÉLEVÉ)

Les enceintes

Très tôt, Tournai apparaît comme une ville fortifiée, protégée par une muraille et des tours. L'enceinte gallo-romaine puis épiscopale englobait la vieille ville, située à ce moment sur la seule rive gauche de l'Escaut. Dans le courant du XIIème siècle, une seconde enceinte, appelée plus communément première enceinte communale, englobait le même territoire mais en ajoutant trois excroissances : à l'ouest, le quartier qui a pour centre la Grand-Place (quartier du forum), au sud le quartier Saint-Piat, et un troisième sur la rive droite de l'Escaut, entourant l'église Saint-Brice. Des vestiges de murs et des tours en sont encore visibles rue Saint-Georges, place Reine Astrid et dans les jardins du séminaire épiscopal. En circulant sur les actuels boulevards, on suit le tracé de la seconde enceinte communale de fin XIIIème, dont le Pont des Trous, les tours Marvis et Saint-Jean (illustrations) en sont les vestiges.

Le carnaval

Le propre du carnaval de Tournai est d'être mouvant, de refuser de s'enfermer dans des rites rigides, de rester ouvert. C'est aussi de réunir des citoyens de tous âges et de toutes les classes sociales. Il n'est pas possible de parler du carnaval de Tournai sans évoquer la célèbre "Nuits des intrigues" qui précède le grand jour. Il existe plus d'une centaine de confréries ...

Le Royal Football club de Tournai

Le Royal Football Club Tournai est issu de la fusion, qui a eu lieu en mai 2002, entre la Royale Union Sportive Tournaisienne, dont il a repris le matricule 26 et le Royal Racing Club Tournaisien (matricule 36). Pour réussir cette fusion que personne ne croyait possible, il a fallu pas moins de neuf mois d'efforts intenses au Bourgmestre Christian Massy et à ses partisans. Que s'aplanissent les difficultés, et se gomment les antagonismes pour que se rallient Rouge et Vert et Jaune et Noir. Les supporters, qui voulaient cette fusion, ne remercieront jamais assez cette équipe dont les membres, à quelque échelon qu'ils soient, ont su ouvrer pour le bien général de ce nouveau club.

Le Royal Football club de Tournai évolue en 3ème division ...

Vive le FC Tournai, vive les Sang et Or.

Tournaisien un jour, Tournaisien toujours.

La Tournaisienne

Brumeuses origines

Voici déjà 130 ans que les étudiants tournaisiens se sont décidés à fonder une association destinée à maintenir entre eux des contacts fréquents et une amitié sincère.

Le 18 décembre 1885, en réaction à la création de la Lux en 1880, les students du Hainaut créèrent l'Hennuyère (dont le premier président fût Binchois). Cette société unissait six "locales" dont la Tournaisienne.

La légende veut que la Tournaisienne ait vu le jour lors d'une nuit de décembre de l'hiver 1885 " gosse en haillons parmi les pots de bières ". Son premier président s'appelait Le Tellier et c'est Edmond Wibaut (vice-président), futur bourgmestre, qui en rédigea les statuts.

En 1902, les différents locales et provinciales s'unirent pour former la fédération wallonne. En 1904, le tournaisien Hilaire Samain se présenta aux élections provinciales (de la hennuyère) et perdit pour cause d'étiquette trop aristocrate.

La période de la première guerre mondiale connût la mort de nombreux membres de la Tournaisienne et parmi eux ses fondateurs. Mais en février 1919, succédant à G. Syoen dernier président avant 1914, Etienne De Greef remit la Tournaisienne à flot en la dotant d'un local et de 30 membres.

La Tournaisienne entre dans l'histoire de France

Après De Greef, vint Florian Monnier comme président et Hermès Hoornaert comme vice-président. Ces derniers ont mis en place de nombreuses activités folkloriques au sein de la Tournaisienne (activités que nous organisons d'ailleurs toujours aujourd'hui mais un peu différemment). En effet, quand arrivant le lundi perdu, les membres de la Tournaisienne louaient une voiture à cheval et partaient en grand cortège accueillir les " étrangers " (étudiants tournaisiens à St Louis, Namur, ...) à la gare. Les dignitaires prenaient place dans la voiture hippomobile et les autres formaient un grand cortège que défilait dans toute la ville de Louvain menant grand tapage à coup de " Tournaisiens sont là ", tous massés derrière les drapeaux et les porte-lapins. Suivait un banquet, où les ULBistes n'étaient pas les bienvenus.

La Tournaisienne connut à cette période ses premiers baptêmes et ses premiers rois des bleus qui se battaient à la grande gargouillette (ancêtre de l'a-fond).

L'emblème du lapin fut officialisé en 25. Là encore, il s'agissait de répondre à la Lux qui proposait sa Hure avec arrogance.

Très raisonnable, sans ambitions démesurées, les Tournaisiens mirent leur confiance dans le lapin. Par boutade, on écrivit alors : " In principio erat Lux wsed in primis societalibus galliae fuit Tornacensis Societas ".

Après les présidences de Jean Philippe et René Papegnies, la société se range aux ordres d'un futur colonel médecin Pierre Beudin. Relativement petit, il est un faux timide et réussit un coup d'éclat inégalé : il convainc le prince Henri de France alors exilé en Belgique de se faire membre de la Royale Union Tournaisienne des Étudiants de Louvain. Ce geste est authentifié par une lettre de l'héritier du Trône et datée du 12 mars 1927.

Léon Degrelle entraîna malheureusement dans son sillage le président de 1934 et celui-ci rexiste, fut fusillé à la libération. Cette délicate période devait précéder deux années académiques particulièrement intenses avec Georges Canivet et Clovis Glorieux, grands guindailleurs devant l'Éternel, à la tête de la régionale.

On imagine aisément ces students au repos chez " Christophe " leur bistrot attitré. C'est là qu'ils entamaient la réunion par l'hymne tournaisien beuglé plus que chanté. Cette séance n'était jamais que l'indispensable prélude à la " roulade " de fin de soirée. Une bonne vingtaine de gars enfilaient leur manteau, quittaient Christophe et partaient bourlinguer d'estaminet en bistrot, de café en cabaret...

Les présidents suivants : Etienne Hayoit et Pierre Piron veillèrent comme leurs prédécesseurs à ce que leurs troupes ne souffrent en aucune façon de " l'ennemi juré de l'étudiants, cette peste qui conduit à l'échec par la dégénérescence des cellules grises : la soif ".

Des lendemains de fête difficiles

L'année 1933-34 est déclarée, on ne sait pour quelle raison, année du cinquantenaire. L'homme neuf, c'est Willem Collin, président lors du jubilé. Le programme de l'anniversaire est somptueux (interprétation de l'Avare aux Variétés, Te Deum à l'église St Quentin, réception à l'Hôtel de Ville, banquet, cortège dans les rues et sur la Grand-Place).

La dernière décennie avant la seconde guerre mondiale voit toujours " les lapins " se réunir chez " Christophe ", devenu " le Central ". Mais la RUTEL commence à connaître des ennuis. Certains des membres commencent à quitter ses rangs pour d'autres associations. De plus, le contact est rompu avec les traditionnels fournisseurs de la régionale. L'arrivée des mouvements scouts amène un élan pour le purisme, nous dirons même un certain puritanisme, qui s'abstiennent de fréquenter les lieux de perdition que les membres de la régionale fréquentent ; et ce genre de comportement contribuera à répandre une douteuse image de marque.

40-45

Période sombre pour la Tournaisienne, on ne sait pas quel rôle la Tournaisienne a tenu dans tout ce remue-ménage. Seuls le savent ceux qui ont consacré de l'énergie. Certains en sont morts, d'autres ont commis de graves erreurs.

Après la guerre, petit à petit, l'Université évolua dans un domaine dont elle ignorait tout, y compris le nom, la féminisation. Les filles se présentèrent aux portes de l'Alma Mater.

Michèle Wattiez, étudiante en troisième candidature de médecine, fut la première à posséder sa carte de membre en 1947, suivie de sa soeur Claudine et d'Agnès Ducrocq. Ces trois intrépides participaient aux activités à l'exception des bibitives.

" J'ai vu ce garçon avant vous, il est à ma fille "

Sans exagérer, on en parle encore dans les chaumières : les bals des étudiants tournaisiens tournaient à l'émeute. On se disputait les places, on louait les tables, tout cela pour que les pères puissent marier leurs filles à un futur médecin, juriste, ingénieur ou professeur.

Gloire à nous

A Louvain, la guindaille ne perd pas ses droits mais elle se subdivise dorénavant en bibitive et en culturelle, la première fonctionnant entre mâles, à la bière, la seconde, au vin blanc en compagnie des dames.

Mais ces années connaissent aussi quelques ombres, le spectre de la perdition revient rôder. Après l'opprobre et le scandale, André Lemoine et Jean-Paul Vanhoutte insuffleront une ambiance plus raffinée.

C'est lors de la présidence de ce dernier, en 49-50, que la Tournaisienne se dote d'un ordre honorifique dit Ordre Académique du Pont des Trous Surélevé. La paternité en est attribuée à Albert Valembois et à André Warny. L'utilité d'un ordre n'était pas clairement établie. Sans doute les très sérieux ordre du Pays Noir (Carolo) et de la Hure (Lux) chatouillaient-ils les tournaisiens. Plein d'humour, ils se jouèrent de l'imitation en intitulant le leur de façon biscornue.

Le cursus honorum de l'impétrant s'établissait comme suit. Il devenait pour bons et loyaux services ainsi que pour intérêt particulier porté à la régionale, batelier et s'il persévérait ou obtenait le poste de président ou Grand-Maître, il pouvait devenir pontonnier ou même éclusier.

Depuis quelques années, les Tournaisiens s'étaient concentrés au Raboutkot, du nom de Mme Rabout, la basine. Pierre Dumortier raconte : " On a tort de croire que les régionales n'étaient qu'un lieu de saoulerie. Les problèmes de conscience ne nous étaient pas étrangers. Les gens étaient portés à s'enflammer pour de grandes causes : les suites du rexisme, l'affaire royale... "

1954, l'année fétiche, adulée entre toutes, celle du soixante-neuvième anniversaire. Branle-bas de combat sous les directives de Maurice Vroman. On marqua cette année d'un signe tangible. en effet, on fit fabriquer des chopes en grès frappées de l'écusson à la tour. Les plus méritants reçurent un pot nominatif.

La régionale connut ensuite deux années de transition avec Marc Liétar et André Noé, avant que Jacques Delvigne ne s'impose comme un président d'envergure.

En 1957, l'assistance de la Tournaisienne était de 100 à 120 membres, Jacques Delvigne - futur président de la fédé (le premier des tournaisiens à le devenir) - possédait une âme de novateur autant que de rénovateur.

Il établit au " Fiere Magrit " (certains d'entre nous y ont déjà bu quelques pintes) le local des infants et rendit vie à la soirée du lundi perdu, après avoir persuadé un restaurateur louvaniste de mitonner le lapin à la tournaisienne. Les activités passèrent d'un rythme mensuel à un rythme hebdomadaire. Enfin, il fit frapper les médailles au nom de l'OAPTS, l'ordre académique.

Son activité débordante donna une impulsion terrible à la société qui trouvait au Fiere Magrit, un espace digne de ses prétentions. Alice, la patronne était le type même de l'accorte soubrette de l'imagerie populaire.

La grande illusion ou la grande évasion

La fin des années 50 jusqu'au début des années 70 fut particulièrement " soiffante ". La Tournaisienne avait plus ou moins laissé tomber les activités culturelles pour s'occuper principalement de l'amusement.

Guy de Saint-Martin fêta les trois quarts de siècles. Les clients d'Alice étaient décidément polyvalents. L'année précédente, ils s'étaient signalés dans le domaine sportif, en enlevant la coupe intersports de l'UCL, sans avoir pour autant pratiqué l'abstinence.

Pour Jean-Pierre Debouvrie et Jo leseultre, les " Walen Buiten " résonnèrent plus que de raison. Il faut reconnaître que les bagarres se déclenchèrent rapidement avec les Flamands. Pourtant, la présence francophone devait encore durer pendant 15 ans. Les philologues quitteront Louvain en 1969.

Tout cela n'empêche que la fédération des régionales wallonnes n'en ratait pas une. Au début des années soixante, elle organisa une répétition générale du départ vers la mère-patrie. Une caravane de véhicules en tous états s'ébranla un matin et partit établir un campement retranché au coeur de la Wallonie, à " Out si plout ". Les Tournaisiens s'étaient mis au stand animation, vous pouvez vous imaginer l'ambiance qui régnait dans le camp... Mais malheureusement, la fédé ne fut pas suivie dans son choix, et l'on sait maintenant où nous nous sommes établis.

Le glas allait bientôt sonner pour la Tournaisienne. elle perdit son local, lors du changement de propriétaire. Ses archives et son drapeau disparurent. De plus, la généralisation de la session de janvier en 69-70 obligea les étudiants à prendre de nouvelles habitudes. Le départ était imminent. Le président qui enterra la régionale à Louvain fut Pierre Bourdon.

La renaissance à Louvain-la-Neuve

Le déménagement de Leuven vers Louvain-la-Neuve fut catastrophique pour le folklore estudiantin. La Tournaisienne sombra dans une profonde léthargie.

Vincent Dubuisson tenta bien de faire renaître l'esprit de la régionale dès 1975, mais cela devait être prématuré puisqu'il ne se trouva pas de successeur. L'idée était quand même bien dans l'air et boire une bonne bière entre tournaisiens redevenait pensable.

Deux ans plus tard, Philippe Mullier parvint à regrouper 8 étudiants désireux de relancer la tradition régionale. Comme l'UCL accordait des " kots " à prix modéré à ceux qui dynamiseraient LLN, il introduisit une demande mais elle ne fut pas prise en compte. Par contre les activités de la RUTEL furent suivies et appréciées par l'UCL : surtout la course de caisses à savon qui aurait pu devenir le pendant des actuelles 24 heures vélo...

Le préparateur numéro un de cette épreuve était Ghislain Claerbout, un gars d'origine flamande et président l'année suivante.

En 1978, la Tournaisienne prit ses quartiers au 12/2 rue des Wallons, en plein centre. elle y passa six années excellentes.

Un nouvel âge d'or

Jean Vanderschueren, comitard les 2 années précédentes devient président en 1979. Il remet la régionale sur l'orbite. Pour nouer le contact entre les students, il ouvre un bar de bières régionales chaque mercredi soir, et est l'instigateur des visites de brasseries du Tournaisis.

Avec son équipe, il rend à la Tournaisienne une place de choix dans l'ordre d'importance des régionales, juste derrière la Lux et la Carolo.

L'année suivante est celle d'un comité entièrement neuf. Après les matheux des premières années, la Tournaisienne se fait "littéraire ". C'est l'occasion de faire revenir le Cabaret Wallon, absent de Louvain depuis plus de 20 ans et de découvrir la section dialectale. La Tournaisienne devient le premier mouvement estudiantin à pouvoir utiliser le musée de LLN comme cadre d'une exposition (consacrée à la lithographie). Ces activités font partie du programme commémorant le 1500ème anniversaire du couronnement de Clovis en 481, et non pas 482 comme on le laissera croire un an plus tard.

Avec Michel Renard, les sports reviennent à l'honneur. Les équipes tournaisiennes enlèvent plusieurs trophées et la régionale connaît son meilleur résultat lors des 24 heures vélo (4ème).

" Hébéchi Qué Nouvel ? " périodique occasionnel est lancé la même année. D'aussi longtemps que la mémoire le permette, la RUTEL (dénomination totalement oubliée) n'avait jamais connu de journal. Enfin, la Tournaisienne organise un carnaval pour les enfants néo-louvanistes.

Au bilan de la nouvelle installation, manque un seul point important, la représentation extérieure car, si la régionale participe avec entrain aux activités collectives de la fédé, elle n'a pas encore trouvé un personnage qui fasse parler de lui, jour et nuit, un personnage à faire pâlir d'envie les autres comités.

En 1982, Jean-Paul Jorion est président. Ce juriste a laissé un testament estudiantin sous la forme d'un vibrant hommage à la divine bouteille intitulé : " De exhortatione guindaillis " (pour ceux qui ont des scrupules à en boire un de trop et en chanter une).

1983, autour de Laurent Dumoulin, on ne compte que des vieux de la vieille, les huit membres totalisant près de 45 années universitaires.

A Woluwé, les médecins fondent une succursale de la Tournaisienne et depuis trois ans, Géry Desmet en est la cheville ouvrière.

Tout semblait aller pour le mieux, les élections pour 1984 constituent cependant un couac mémorable. Les tournaisiens élirent quelqu'un qu'ils ne reverront jamais à LLN. Par cette erreur, la régionale perd son local et partant, ses adeptes.

Au bout d'une année de purgatoire, le ciel s'éclaircit avec l'arrivée d'une nouvelle bande à la RUTEL dirigée par Jérôme Losfeld, président du centenaire.

Ces dernières années à LLN

Christophe Soleil et Etienne Rivière reprennent le flambeau au début des années 1990, ne changeant pas une formule que marche, ils continuent à recevoir le cabaret wallon (pourtant rare hors de ses bases), organise le souper lapin et le bal de gala. Innovant aussi, ils mettent sur pied la première expo-bd en 1991.

Forte de ses succès aussi bien sportifs que festifs, la Tournaisienne s'ouvrira de plus en plus vers les autres régionales et la jovialité de Philippe Gruson et Philippe Foucart a largement contribué à donner aux tournaisiens une solide réputation de joyeux convives.

En 1998, la Tournaisienne a même l'honneur de voir pour la seconde fois un de ses membres présider la Fédé. Cette même année, sous la présidence de Frédéric Vétri, la Tournaisienne fût nommée meilleur régionale ainsi que régionale la plus accueillante du site après une année riche en activités.

La Tournaisienne fêta son 115ème anniversaire ainsi que la 10ème expo-BD sous la présidence de Laurent Lepoutre.

L'année suivante, Jean-Baptiste Ducrotois réanima l'Ordre Académique du Pont des Trous Surélevé, lors d'une bibitive mémorable. En effet, le local du cercle Agro était rempli. Il y eut ensuite la présidence de Xavier Turpin et l'année 2002-2003 vit arriver Jérôme Dedonder aux rennes de la Tournaisienne mais vit aussi la perte, pendant un an, du kot situé 16 passage de la Neuville. L'année suivante, Jérôme Dedonder garda le poste de président, ce qui est un fait assez rare. Cette année marqua le retour du cabaret wallon, qui n'était plus venu depuis 3 ans.

2004-2005 fut l'année où l'on fêta officiellement le 120ème anniversaire de la Royale Union Tournaisienne de Étudiants de Louvain. Cette année de festivités diverses fût présidée par Damien Brotcorne. Au programme, une semaine spéciale ("Semaine 120ème") fût organisée par deux comitards spécialement affectés à cette tâche avec, entre autres, la venue du cabaret wallon. Cette année vit aussi le passage de Jérôme Dedonder comme trésorier de la Fédé.

Le comité 2005-2006 fut présidée par mathieu paret. le début de cette année fut marqué par une grève générale de l'animation en raison d'un nouveau règlement de police restrictif. Une manifestation d'étudiant mémorable (rassemblant plus de 3000 étudiants) se déroula pour que se fasse entendre la voix des cercles,régionales et kot-a-projets de Louvain-la-Neuve, qualifiés à l'époque de "petite minorité dans le monde étudiant" par le bourgmestre. La grève générale, c'est-à-dire la fermeture générale des salles d'animations, entraîna de nombreuses soirées "sauvages" organisées par les régionales dans leurs kots et même une corona dans le commu de la Tournaisienne ! La grève prit fin en octobre, et le boycott des 24h vélo, un moment envisagé, n'eut pas lieu.

La présidence 2006-2007 a été assurée par Guillaume Grégoire. Catte année est également marquée par l'arrivée de Mathieu Parret "Nounours" au poste de président Fédé, succédant à Régis Tranoy "Réguy", dernier président fédé tournaisien. Durant cette année, des activités propres à la Tournaisienne ont été organisées, en ajoutant à cela deux soirées "ambiance chapiteau" en collaboration avec le kot-à-projets " le kot méca", comptant dans leurs rangs des membres de la Tournaisienne. Le bal annuel a connu, plus que de coutume, un énorme succès, comptant pas moins de 120 réservations pour le repas. De mémoire de Tournaisien, jamais un bal n'avait accueilli autant de monde. C'est également lors de cette année qu'a été créée l'AAT (l'Association des Anciens de la Tournaisienne), regroupant les anciens de la RUTEL et leur proposant de participer à des activités inédites.